{"id":2848,"date":"2026-02-05T07:32:35","date_gmt":"2026-02-05T06:32:35","guid":{"rendered":"https:\/\/book.vergenoegd.co.za\/?p=2848"},"modified":"2026-04-08T07:54:16","modified_gmt":"2026-04-08T05:54:16","slug":"le-retour-des-grues","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/vergenoegd.co.za\/fr\/newsroom\/the-come-back-cranes\/","title":{"rendered":"Les grues de retour"},"content":{"rendered":"<p class=\"wp-block-paragraph\"><\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Si vous vous trouviez par hasard dans la campagne du Cap-Occidental au printemps dernier, notamment dans les vignobles ou les champs de bl\u00e9, vous auriez peut-\u00eatre eu la chance d&#039;apercevoir un rassemblement de grues bleues. De nos jours, c&#039;est un ph\u00e9nom\u00e8ne rare, de l&#039;avis g\u00e9n\u00e9ral. Mais autrefois, de telles observations \u00e9taient monnaie courante.<br>La grue bleue (Grus paradisea) est l&#039;oiseau national de l&#039;Afrique du Sud. Pourtant, malgr\u00e9 ce statut, elle est menac\u00e9e depuis au moins 40 ans. L&#039;urbanisation galopante, l&#039;agriculture intensive et l&#039;intervention humaine en g\u00e9n\u00e9ral en sont les principales causes\u00a0: lignes \u00e9lectriques, pesticides chimiques, collisions avec les cl\u00f4tures, etc.<\/p>\n\n\n\n<figure class=\"wp-block-image size-large\"><img alt=\"\" fetchpriority=\"high\" decoding=\"async\" width=\"1024\" height=\"683\" src=\"https:\/\/book.vergenoegd.co.za\/wp-content\/uploads\/2026\/04\/Blue-Crane-image-credit-Matthias-Wesselmann-2-1536x1025-2-1024x683.webp\" class=\"wp-image-2850\" srcset=\"https:\/\/vergenoegd.co.za\/wp-content\/uploads\/2026\/04\/Blue-Crane-image-credit-Matthias-Wesselmann-2-1536x1025-2-1024x683.webp 1024w, https:\/\/vergenoegd.co.za\/wp-content\/uploads\/2026\/04\/Blue-Crane-image-credit-Matthias-Wesselmann-2-1536x1025-2-300x200.webp 300w, https:\/\/vergenoegd.co.za\/wp-content\/uploads\/2026\/04\/Blue-Crane-image-credit-Matthias-Wesselmann-2-1536x1025-2-768x513.webp 768w, https:\/\/vergenoegd.co.za\/wp-content\/uploads\/2026\/04\/Blue-Crane-image-credit-Matthias-Wesselmann-2-1536x1025-2-18x12.webp 18w, https:\/\/vergenoegd.co.za\/wp-content\/uploads\/2026\/04\/Blue-Crane-image-credit-Matthias-Wesselmann-2-1536x1025-2.webp 1536w\" sizes=\"(max-width: 1024px) 100vw, 1024px\" \/><\/figure>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Il n&#039;est donc pas surprenant d&#039;apprendre que l&#039;Union internationale pour la conservation de la nature (UICN) a class\u00e9 cette esp\u00e8ce terrestre de grande taille comme \u201c vuln\u00e9rable \u201d. Mais bonne nouvelle\u00a0: elle est de retour\u00a0! Du moins dans cette r\u00e9gion, gr\u00e2ce aux importants efforts d&#039;agriculture r\u00e9g\u00e9n\u00e9ratrice d\u00e9ploy\u00e9s dans les vignobles, y compris sur notre exploitation. Les grues bleues se sont adapt\u00e9es aux champs, aux cultures c\u00e9r\u00e9ali\u00e8res et aux p\u00e2turages du Cap-Occidental, car ce sont les milieux qui se rapprochent le plus de leur habitat naturel d&#039;origine\u00a0: des plateaux herbeux ouverts, parsem\u00e9s de quelques arbres \u00e9pars, et des broussailles s\u00e8ches du Karoo, aujourd&#039;hui malheureusement en d\u00e9clin.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Mais revenons d&#039;abord au nom de la grue bleue. Pourquoi bleue, alors que son plumage est plut\u00f4t gris clair\u00a0? Les plumes de son long cou et de son corps pr\u00e9sentent une teinte bleut\u00e9e caract\u00e9ristique, plus prononc\u00e9e au soleil. Cette couleur s&#039;assombrit \u00e9galement sur la face interne de l&#039;aile, o\u00f9 se trouvent les r\u00e9miges tertiaires. Celles-ci sont tr\u00e8s longues et tra\u00eenent presque au sol. Lors de la parade nuptiale, elles sont d\u00e9ploy\u00e9es et agit\u00e9es.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Compte tenu de l&#039;habitat relativement favorable des zones rurales du Cap-Occidental, il est compr\u00e9hensible qu&#039;entre 501\u00a0000 et 601\u00a0000 grues bleues se trouvent actuellement dans les r\u00e9gions viticoles, l&#039;Overberg et le Swartland, selon l&#039;Institut national sud-africain de la biodiversit\u00e9 (SANBI). Les estimations varient consid\u00e9rablement, mais en 2025, le SANBI estimait qu&#039;il ne restait au total que 25\u00a0000 \u00e0 26\u00a0000 individus.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Nous sommes ravis que plusieurs couples de grues bleues soient revenus sur les terres ouvertes de Vergenoegd L\u00f6w pour la saison de reproduction. Et qu&#039;ils reviennent ann\u00e9e apr\u00e8s ann\u00e9e. Nous veillons scrupuleusement \u00e0 ce que leurs sites de reproduction et de nidification ne soient jamais perturb\u00e9s et qu&#039;ils puissent vivre en harmonie avec la nature dans notre \u00e9cosyst\u00e8me r\u00e9g\u00e9n\u00e9ratif et holistique. Ils ont acc\u00e8s \u00e0 une alimentation compos\u00e9e de graines et de c\u00e9r\u00e9ales issues de gramin\u00e9es et de cultures, ainsi que de racines et de bulbes. Ils se nourrissent \u00e9galement de sauterelles, de col\u00e9opt\u00e8res et d&#039;autres petits invert\u00e9br\u00e9s. C&#039;est un atout ind\u00e9niable pour notre gestion int\u00e9gr\u00e9e des ravageurs \u00e0 l&#039;\u00e9chelle de l&#039;exploitation. Enfin, ils disposent de tout notre marais pour s&#039;approvisionner en eau.<\/p>\n\n\n\n<figure class=\"wp-block-image size-large\"><img alt=\"\" decoding=\"async\" width=\"1024\" height=\"683\" src=\"https:\/\/book.vergenoegd.co.za\/wp-content\/uploads\/2026\/04\/Vergenoegd_Feb2024_GibsonPhoto29-1536x1024-1-1024x683.webp\" class=\"wp-image-2851\" srcset=\"https:\/\/vergenoegd.co.za\/wp-content\/uploads\/2026\/04\/Vergenoegd_Feb2024_GibsonPhoto29-1536x1024-1-1024x683.webp 1024w, https:\/\/vergenoegd.co.za\/wp-content\/uploads\/2026\/04\/Vergenoegd_Feb2024_GibsonPhoto29-1536x1024-1-300x200.webp 300w, https:\/\/vergenoegd.co.za\/wp-content\/uploads\/2026\/04\/Vergenoegd_Feb2024_GibsonPhoto29-1536x1024-1-768x512.webp 768w, https:\/\/vergenoegd.co.za\/wp-content\/uploads\/2026\/04\/Vergenoegd_Feb2024_GibsonPhoto29-1536x1024-1-18x12.webp 18w, https:\/\/vergenoegd.co.za\/wp-content\/uploads\/2026\/04\/Vergenoegd_Feb2024_GibsonPhoto29-1536x1024-1.webp 1536w\" sizes=\"(max-width: 1024px) 100vw, 1024px\" \/><\/figure>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Il est encourageant de constater que des efforts sont d\u00e9ploy\u00e9s pour prot\u00e9ger les oiseaux, gr\u00e2ce \u00e0 une collaboration plus \u00e9troite que jamais entre le gouvernement et diverses ONG. Comme de nombreuses grues bleues vivent sur des terres agricoles plut\u00f4t que dans des r\u00e9serves naturelles prot\u00e9g\u00e9es, un aspect essentiel de la conservation consiste \u00e0 sensibiliser les agriculteurs et les propri\u00e9taires fonciers aux moyens de r\u00e9duire les risques pesant sur ces oiseaux menac\u00e9s. Le maintien de zones d&#039;habitat naturel non cultiv\u00e9es s&#039;av\u00e8re crucial.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Ces oiseaux se prom\u00e8nent pour se nourrir et, s&#039;ils se sentent menac\u00e9s ou d\u00e9rang\u00e9s, ils adoptent une posture mena\u00e7ante en secouant la t\u00eate et en agitant leur bec de gauche \u00e0 droite. Les m\u00e2les sont farouchement protecteurs de leurs nids et sont connus pour attaquer les humains qui s&#039;approchent trop pr\u00e8s. Sans parler des animaux non pr\u00e9dateurs comme les cerfs et les tortues. (Bien s\u00fbr, nous leur laissons leurs distances\u00a0!)<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">C\u2019est peut-\u00eatre cet instinct protecteur qui a conduit les Xhosa \u00e0 associer autrefois l\u2019oiseau, appel\u00e9 indwe (drapeau), \u00e0 l\u2019h\u00e9ro\u00efsme. Traditionnellement, lorsqu\u2019un guerrier s\u2019illustrait au combat, il \u00e9tait orn\u00e9 de plumes de grue bleues par le chef de la communaut\u00e9. De m\u00eame, les guerriers et les rois zoulous portaient des plumes de grue bleues comme coiffe.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Le terme isiXhosa isit(h)walandwe, qui signifie \u201c celui qui porte le plumage de l&#039;oiseau rare \u201d, a acquis une signification plus moderne. Depuis l&#039;av\u00e8nement de la d\u00e9mocratie, le prix Isit(h)walandwe r\u00e9compense les Sud-Africains ayant apport\u00e9 une contribution et un sacrifice exceptionnels \u00e0 la lutte de lib\u00e9ration. Albert Luthuli fut l&#039;un des premiers laur\u00e9ats.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Ces oiseaux nichent g\u00e9n\u00e9ralement dans les p\u00e2turages et les jach\u00e8res, ainsi que dans les champs cultiv\u00e9s lorsque les chaumes sont disponibles apr\u00e8s la r\u00e9colte. En hiver, hors p\u00e9riode de reproduction, ils deviennent plus sociables et nomades, selon le SANBI, tandis qu&#039;en \u00e9t\u00e9, ils sont s\u00e9dentaires et dispers\u00e9s en couples reproducteurs. Ils ont toutefois tendance \u00e0 ne pas s&#039;\u00e9loigner beaucoup, pr\u00e9f\u00e9rant rester l\u00e0 o\u00f9 ils ont facilement acc\u00e8s \u00e0 la nourriture et \u00e0 l&#039;eau.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Ils se reproduisent une fois par an. Les couples se forment g\u00e9n\u00e9ralement en octobre, lorsque le m\u00e2le ex\u00e9cute une parade nuptiale, projetant en l&#039;air de l&#039;herbe et d&#039;autres objets avant de sauter. Au bout d&#039;un moment, la femelle se joint au m\u00e2le. L&#039;accouplement a lieu environ deux semaines plus tard.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Il en r\u00e9sulte g\u00e9n\u00e9ralement deux \u0153ufs, couv\u00e9s par les deux parents pendant environ 30 jours. Les deux \u0153ufs \u00e9closent g\u00e9n\u00e9ralement, mais compte tenu de l&#039;agressivit\u00e9 fr\u00e9quente entre les poussins, il arrive parfois qu&#039;un seul survive.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">\u00c0 la fin de l&#039;\u00e9t\u00e9, les couples et leurs jeunes se regroupent, ces groupes fusionnant pour former des vol\u00e9es, puis s&#039;\u00e9loignent des sites de reproduction. Ces vol\u00e9es hivernales comptent souvent au moins 50 individus et peuvent parfois atteindre 300, voire plus. Les oiseaux se nourrissent ensemble dans les friches et se perchent la nuit ensemble dans les \u00e9tangs et les mares peu profondes. Surtout, ils ont tendance \u00e0 revenir chaque ann\u00e9e sur leurs sites de reproduction, \u00e0 condition qu&#039;ils ne soient pas perturb\u00e9s. Bien entendu, nous veillons \u00e0 pr\u00e9server les n\u00f4tres afin de favoriser leur retour.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Ainsi, si vous avez la chance d&#039;apercevoir des grues bleues, souvenez-vous que les agriculteurs vigilants qui font de leur mieux pour cultiver avec la nature plut\u00f4t que contre elle contribuent \u00e0 l&#039;accroissement de leurs populations.<\/p>","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Si vous vous trouviez par hasard dans la campagne du Cap-Occidental au printemps dernier, notamment dans les vignobles ou les champs de bl\u00e9, vous auriez peut-\u00eatre eu la chance d&#039;apercevoir un rassemblement de grues bleues. De nos jours, c&#039;est un \u00e9v\u00e9nement rare, de l&#039;avis g\u00e9n\u00e9ral. Mais autrefois, de telles observations \u00e9taient monnaie courante. 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